Tuile plate et charpente à pans de bois dans le centre de Sézanne
Le centre sézannais s'est reconstitué après 1632 autour de ce qui avait tenu : maisons à pans de bois, demeures bourgeoises des XVIIIe et XIXe siècles, constructions adossées aux anciens remparts. Sur ces toitures, la tuile plate de terre cuite de petit moule reste la couverture traditionnelle, posée à forte pente sur des charpentes de faible portée.
Petit moule signifie beaucoup de pièces au mètre carré et beaucoup de recouvrements. Une tuile qui glisse ne se remplace pas depuis une échelle : on ouvre le versant, on reprend le liteaunage, puis on repose. Sur les pentes fortes du centre, cette dépose et cette repose se font pièce par pièce, à la main.
La charpente commande le reste. Un pan de bois qui a travaillé pendant plusieurs siècles déforme le versant, ouvre les recouvrements et fatigue les rives. Avant de chiffrer une réfection ici, nous regardons ce qui porte : c'est souvent la charpente, pas la tuile, qui décide de l'ampleur des travaux.

