Réfection de toiture dans le centre reconstruit de Reims
Le centre de Reims est un tissu continu d'immeubles de rapport des années 1920, de trois à cinq étages, mitoyens sur des rangs entiers : soubassement en moellon calcaire, étages en brique, encadrements en pierre de taille. Au-dessus, la règle est le comble brisé à la Mansart — brisis en ardoise, terrasson en zinc, lucarnes en série.
Ces couvertures ont cent ans, et elles arrivent en fin de premier cycle presque toutes en même temps, rue par rue. Les désordres que nous cherchons d'abord sont ceux de cet âge-là : clous et crochets d'ardoise corrodés qui lâchent par plaques sur le brisis, zinc du terrasson aminci et percé aux points de stagnation, soudures ouvertes en fond de chéneau, solins de souche qui ont travaillé.
Sur un comble brisé, c'est la ligne de bris qui concentre les ennuis : l'ardoise s'y arrête, le zinc y commence, et une reprise mal faite à cet endroit se lit au plafond du dernier étage. C'est le premier point que nous regardons quand une fuite est signalée dans un immeuble rémois.

