Le comble brisé, toiture type du centre de Sainte-Ménehould
Après l'incendie de 1719, la reconstruction confiée à l'ingénieur Philippe de la Force a donné au centre une homogénéité rare : des façades où alternent assises de brique et assises de gaize, et par-dessus, le toit à la Mansart. L'hôtel de ville, dont la première pierre a été posée en 1730, en est le modèle.
Un comble brisé, ce n'est pas un deux-pans. Ce sont deux ouvrages de nature différente sur le même toit : un brisis à très forte pente, presque vertical, et un terrasson à faible pente au-dessus. Ils ne se posent pas de la même façon et ne vieillissent pas au même rythme. La ligne de bris qui les sépare est l'un des points de fuite les plus fréquents, avec les lucarnes à croupe, les égouts en pénétration et les souches de brique.
S'y ajoutent les contraintes de chantier : un échafaudage plus haut que pour une toiture ordinaire, une protection du brisis pendant les travaux, et l'état d'une charpente ancienne à vérifier avant de s'engager sur la reprise. Tout cela se relève sur place, gratuitement, et se retrouve détaillé au devis.

